« Au commencement il y avait »…

Amis de Céleste,

« Au commencement il y avait »… On met toujours un peu ce que l’on veut derrière, ça donne une dimension de vérité absolue, d’origine du monde. Il y en a qui dise qu’il y avait Dieu, au commencement.
Pour certains enfants, au commencement, la planète a pris forme d’une explosion subite pendant laquelle ont surgit des dinosaures, des humains, des poissons, des jolies fleurs et des oiseaux au mille couleurs.
Elle me convient bien, cette manière d’imaginer la naissance de notre monde. Et pourtant je ressens cette force, qui vise chacun d’entre nous, qui est capable d’harmoniser tant d’éléments autonomes et complexes, je me dis qu’on le voit un peu comme on veut, ce commencement…

 

On veut tout savoir, une idée devient une vérité, lorsque quelqu’un demande jusqu’où va l’univers, on lui répond qu’il est infini. Pourquoi ne pas dire « je ne sais pas »…

Même la spiritualité, ces questions profondes et parfois complètement abstraites que l’on se pose, on veut les associer à une philosophie, à une connaissance de la spiritualité bien définie.

Et parfois les âmes qui sont les plus capables de s’envoler dans la méditation s’enferment dans le piège de la connaissance.
Il est bon de savoir, de maîtriser un art, une science, des méthodes pour faire évoluer notre esprit. C’est ainsi qu’il se façonne, se développe, et que nous faisons progresser et s’affiner notre savoir. Mais parfois notre connaissance nous emprisonne.

Oublier ce que l’on sait, regarder avec des yeux neufs, à défaut d’une mémoire. Il faut toujours réapprendre, voir à travers le regard de l’autre, et peut être ainsi le sage ne tomberait pas dans l’extrême, les extrémistes ne seraient pas vus comme des sages et que curiosité rimerait enfin avec sagesse.

Les années passent, on se fait des opinions, on choisit des directions et malgré nous l’on s’y tient, nous laissant guider par cette infatigable cheval qu’est le temps qui passe et nous assoit à chaque instant d’avantage sur notre trône du savoir.

Je crois qu’il est là le piège, quand on sait que l’on sait. On n’écoute plus rien d’autre que notre propre voix. Il n’y a plus d’apprentissage possible…

Je parle pour les gens comme nous, les gens comme vous, les gens comme eux , les gens simples, les sophistiqués ou les gens uniques, ceux qui souhaitent seulement vivre une vie heureuse, ceux qui ne veulent pas vivre pour rien ou ceux qui pensent que chaque vie à une raison d’être, je parle pour tous ceux qui pensent savoir et oublient qu’en face le type qui parle croit savoir aussi.

Il faut oublier et réapprendre… C’est pour cela que je partirai cet été, que je m’élancerai tout autour de la planète pour une retraite absolue jusqu’à la plus primitive de mes origines. Je veux rentrer avec un regard nouveau. J’aimerais partager avec vous ce regard.

Manu

 

 

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