À propos

 Manu Wattecamps-Etienne

17310895_1668700853146039_8892176553381228969_oC’est dès son plus jeune que Manu s’initie à la voile avec son père, entre la Bretagne, le Portugal et l’Ecosse. Agé de 19 ans, il achète sa première Chimère, un Super Challenger et s’élance un an plus tard pour sa première transatlantique, en solo, direction l’Amazone. Son voyage l’amène jusqu’en mer du Labrador, puis il décide de rentrer en France. Malheureusement, suite à un problème de safran, lui et sa Chimère sont récupérés au milieu de l’Atlantique par un cargo qui le dépose à Rotterdam. Il y fait plusieurs allers retours depuis la Bretagne avant d’ enfin réparer son bateau qu’il rapatrie ensuite chez lui. De travaux en réparations, c’est finalement deux ans après, en 2011, qu’il repart vers la Terre de Feu, les canaux de Patagonie et le fameux cap Horn. Il file ensuite vers Hong Kong où il vend son Super Cha pour se racheter un Glénan 33 dès son retour en France. Il reprendra la mer en 2013 avec son nouveau bateau La Chimère et un défi à relever : traverser les passages du Nord Ouest en solitaire. Il rejoint d’abord les Antilles pour refaire sa caisse de bord et relève le défi l’année suivante, avec succès. Pourtant, lorsqu’il s’élance à travers le Pacifique Nord pour rallier l’Amérique du Sud, il se fait prendre par une tempête. Son bateau, plusieurs fois retourné par la mer, se met rapidement à faire de l’eau et Manu se voit obliger de l’abandonner. Loin de se laisser abattre, et soutenu par un grand élan international de solidarité, Manu trouve sa troisième monture, Céleste, et part une nouvelle fois, tout juste un an après son naufrage, cette fois ci en direction de l’Afrique du Sud et le cap de Bonne Espérance. C’est lors de cette navigation que prend forme le projet ambitieux de participer à la Longue Route 2018. Revenu de ce galop d’essai vers Cape Town en Juillet 2017, Manu est d’ors et déjà lancé dans la préparation de son tour du monde à venir.

Quel bateau pour la Longue Route 2018 ?

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Le bateau est un Jaguar 1199, une coque étroite en aluminium à quille longue, d’une longueur hors tout de 12m93 pour une largeur de 2m94 et un tirant d’eau de 2m30. Son gréement actuel lui permet de naviguer gréé en cotre ou en sloop, mais le plan de voilure sera simplifié par l’ajout de deux enrouleurs de voiles d’avant. Construits en 1969, 3 exemplaires de cette coque sont sortis des chantiers italiens Lavarazziono. Après avoir passé plusieurs mois de chantier à le réparer et à le rénover, Manu lui a fait faire son premier galop d’essai direction l’Afrique du Sud et son fameux cap de Bonne Espérance, par l’Est et la route la moins classique, contre les alizés, afin de le tester au mieux et de savoir quelles améliorations effectuer pour entamer sa Longue Route dans les meilleures conditions.

Céleste est actuellement en hangar pour sa préparation, l’achèvement des travaux et la mise à l’eau sont prévus pour avril prochain. Un travail sérieux qui donnera un bateau au top pour son prochain défi !

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